Vous avez le projet de racheter un hôtel ! Après avoir évalué le potentiel de l’affaire, puis vos besoins de financement, vous devez désormais trouver des solutions de financement.Choisissez dans cette liste non-exhaustive les solutions de financement qui correspondent le mieux à vos besoins.

#1 – L’apport minimum

 

Un apport minimum de 30 %, ou à défaut un patrimoine conséquent, sera requis pour votre projet de reprise, si vous avez une expérience préalable en hôtellerie. Le montant de cet apport pourra être modulé par la rentabilité de l’hôtel, son emplacement… 
Tâchez d’éviter de mettre toutes vos économies dans votre apport, afin d’anticiper les imprévus. Assurez-vous également auprès de conseils que l’hôtel n’est pas surévalué, ce qui pourrait vous mettre dans une situation de surendettement inconfortable. Si vous ne disposez pas des fonds suffisants, la possibilité d’une location-gérance peut être une étape préalable à l’acquisition.

 

2 – Le Prêt bancaire

 

Vous pouvez obtenir des prêts à moyen ou long terme pour l’acquisition de titres, souvent de 7 à 10 ans. Adressez-vous aux cellules professionnelles des banques, qui ont souvent des pôles spécialisés en hôtellerie. 
Un emprunt nécessite une garantie : 
– soit la garantie réelle qui porte sur des biens, comme le nantissement des titres ou le nantissement du fonds de commerce, ou une hypothèque sur les murs,
– soit la garantie personnelle ou cautions assortie d’assurance décès, invalidité, incapacité… Soyez vigilant lors d’un engagement de caution personnelle et informez-vous des risques inhérents à cet engagement. Mieux vaut recourir aux organismes de caution mutuelle (Socama, Saccef…).
Vous pouvez également faire appel à des organismes comme Bpifrance afin d’obtenir des garanties d’emprunt se substituant à la garantie personnelle du dirigeant.

 

#3 – Les investisseurs 

 

Pour séduire un tour de table d’investisseurs (à la recherche de plus-values conséquentes entre 50 et 100% au bout de 5 à 7 ans), il importe de présenter unprojet attractif en termes de rentabilité mais aussi de concept. Il est recommandé d’établir un pacte d’actionnaires afin de définir notamment les modalités de sortie.
Pour la recherche d’investisseurs, vous pouvez faire appel :
– à un fonds d’investissement, composé d’entreprises publiques ou privées qui investissent dans des projets d’entreprises correspondant à leur spécialité, 
– au crowdfunding, ou financement participatif, sur des plateformes en ligne. Le principe est de soumettre un projet en encourageant des particuliers à investir une somme d’argent, souvent assez faible, en échange de contreparties que vous avez toute la latitude de définir. Le crowdfunding est particulièrement efficace lorsqu’il s’agit de promouvoir des concepts novateurs ou à forte portée sociale ou culturelle par exemple.
– aux Business angels, des personnes physiques qui investissent à titre individuel au capital d’une entreprise.

 

#4 – Le crédit-vendeur 

 

Le crédit-vendeur est un prêt accordé directement entre le vendeur et l’acheteur d’un bien. Il vous permet de payer une partie du solde comptant, puis d’échelonner le paiement du reste de la somme en plusieurs fois. Le taux d’intérêt et la durée du remboursement sont librement fixés avec le vendeur. 
Pour s’assurer de votre capacité financière, le vendeur peut demander une caution afin de limiter les risques d’impayés. Cette relation est basée sur la confiance. 

 

#5 – Les aides publiques 

 

Il existe plusieurs milliers d’aides publiques qui différent en fonction de divers critères (zone géographique, secteur d’activité…). Consultez des sites dédiés commewww.les-aides.fr ; www.afecreation.fr ; www.aides-entreprises.fr (plus de 2 000 aides.

En partenariat avec votre banque, Bpifrance propose des prêts sous certaines conditions, sans garantie ni caution personnelle, de 40 000 à 400 000 €, d’une durée de 7 ans maximum avec un allègement du remboursement les deux premières années.